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Montclare, rendez-vous de l’horreur

Linda, une jeune femme de 24 ans, rentre chez elle, à Montclare, l’immense maison familiale que sa mère transforma jadis en maison de retraite pour vieillards. Un peu déphasée dans l’ambiance vieillotte de la vieille demeure, Linda voit resurgir des souvenirs qu’elle croyait oubliés. Elle se revoit enfant, jouant interminablement avec une balle rouge. Le long des escaliers et des couloirs inquiétants, il y a comme une étrange présence invisible. Bientôt, Linda découvre le corps d’un vieillard qui vient d’expirer sous la douche. Accident cardiaque ou meurtre mystérieux ? Les images du passé deviennent de plus en plus envahissantes, le cauchemar s’installe à Montclare, la tension monte, jusqu’à la révélation finale. Si le film est assez lent à démarrer (il faut bien nous plonger dans l’atmosphère indéfinissable de Mont-dame…), la dernière demi-heure est vraiment impressionnante (« fulgurante ») selon bien des amateurs). Il faut dire que la violence s’y déchaîne brutalement, et il y a une «fausse fin» qui multiplie l’impact de l’ultime surprise.Montclare, rendez-vous de l'horreur Au total, ce film fantastique australien (un certificat de garantie, désormais) est une intelligente variation sur un thème classique. Bien raconté, bien joué, bien construit, on ne s’étonne pas qu’il ait obtenu le grand prix, la Licorne d’Or du Festival de Paris au Rex, en 1982.

Le dernier combat

Tout a été détruit, ou presque… Le vent et la tempête ont soufflé ce qu’il restait de civilisation. Un homme solitaire survit, au dernier étage d’une tour engloutie par les sables. Là, patiemment, au fond d’un bureau immense, il répare son départ. Plus loin, derrière l’horizon, un groupe de survivants, habitant des carcasses de voitures, a organisé son existence sous les ordres d’un chef sanguinaire. Dans un Paris détruit, un vieux médecin, traumatisé par la catastrophe, s’est retranché dans les décombres d’une vieille clinique et se protège avec acharnement contre les agressions d’un mastodonte qui essaye, avec obstination, de forcer sa porte. Ces quatre hommes vont se croiser, se rejoindre et se combattre pour une seule et même raison, qui deviendra, petit à petit, évidente…Le dernier combat Pour son coup d’essai, le jeune Luc Besson, moins de 25 ans, a. réussi un coup de maître. Couronné à Avoriaz au côté de grosses machineries hollywoodiennes, son film ne fait pourtant jamais fauché. Par le choix d’un parti esthétique, le cinémascope noir et blanc, par la direction d’acteurs, par la recherche des costumes, tout ici porte la marque d’un véritable auteur. Il faut, y ajouter la performance d’acteur de Pierre Jolivet, pratiquement seul à l’écran pendant tout Je film, et qui plus est, sans dialogue articulé ! Jean Bouise fait aussi une composition mémorable, dans un décor de fin du monde, en réalité très quotidien. Voilà un film qui échappe à toute classification, mais qui prouve que le fantastique n’est pas obligatoirement synonyme de sang et d’horreur. On a trop souvent dit que le fantastique ne pouvait pas être un genre pour le cinéma français: Luc Besson prouve brillamment le contraire avec son «Dernier combat».

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